Entreprenariat freiné ? Les déboires d'une petite société !

Publié le par Alain Robert

LES PRE-REQUIS
- Les familles françaises croissent. Par l'allongement de la durée de la vie, certes, mais aussi et surtout parce que des enfants naissent. Depuis un mouvement entamé à la fin du siècle dernier et qui ne se dément pas, les structures d'accueil de la petite enfance (crèche parentale, familiale, privée, locales, assistantes maternelles,...) sont débordées. Beaucoup de parents se retrouvent sans moyens de garde et jonglent avec les emplois du temps de leurs proches, quand ça ne met pas en péril direct leurs emplois.
- Dans un décret paru en février 2007 (le décret n°2007-230 du 20 février 2007), de nouvelles structures d'accueil apparaissent, ce sont les micro-crèches. Ces crèches, qui sont l'extension naturelle des assistantes maternelles, sont privées, petites et conviviales. Elles doivent répondre à un cahier des charges allégé qui correspond parfaitement au nombre d'enfants gardés, sans commune mesure avec les mesures sécuritaires à prendre dans des crèches bien plus importantes.
- Mais visiblement, des conventions entre partenaires (mairies, hygiènes, Conseils Généraux,centre de PMI, puéricultrices,...) ne sont toujours pas signées. Ce qui peut dommageablement stopper net certaines administrations. Un comble...

MICRO-CRECHE : RAPIDE DEFINITION
La micro-crèche est un lieu de vie pour de jeunes enfants proposant diverses activités leur permettant de découvrir et de s’ouvrir au monde qui les entourent. La micro-crèche permet aussi aux enfants de développer leur affectivité et leur motricité car il ne s’agit pas d’une garde passive. C’est pour cela qu’elle doit être composée de plusieurs salles qui permettent de répondre à tout ces besoins.
Une micro crèche peut accueillir, chaque jour, à temps plein, des enfants âgés de 3 mois à 3 ans par groupe de 8 enfants maximum. Cela doit permettre la prise en compte de chaque enfant dans son individualité (grâce au petit nombre d'enfants accueillis), tout en lui offrant les avantage des crèches collectives (jeux, jouets, animation, projet pédagogique, socialisation) ;
De plus, par son fort taux d'encadrement, on retrouve le lien entre l'équipe et les familles ou la diversité des services regroupés dans un seul endroit.
La micro-crèche est donc le compromis idéal entre l'Assistante Maternelle et la Crèche.

LES DEMARCHES TOULOUSAINES d'une petite société
Des démarches ont commencé depuis septembre 2008 aupres des instances concernées (PMI, Conseil Général et Service d'hygiène et Santé) et le dossier complet a été envoyé en janvier 2009.
Des tentatives pour entrer en contact avec les services du Conseil Général de Haute-Garonne sont restées vaines.. silence radio..
Pourtant , les services de Protection Maternelle et Infantile sont de l'autre côté de la rue du local qui doit servir de Micro-crèche.
C'est donc selon les conseils des services Hygiene et Santé qui se sont déplacés, que les travaux d'aménagement des locaux ont été réalisés pour répondre aux normes demandées.
Les demandes de parents affluent, les futurs employés sont recrutés. Aujourd'hui, tout est prêt.

LE COURRIER QUI ETONNE
Mais samedi dernier, nous avons reçu un courrier du Conseil Général qui sort de son mutisme de près de six mois pour nous annoncer que les conventions entre les différents partenaires ne sont pas encore signées !!!Il nous fallait donc admettre que la structure ne peux pas ouvrir pour le moment (et s'ils mettent six mois pour signer ces conventions, il faudra aussi que l'on attende 6 mois avant de pouvoir ouvrir ? A quoi sert donc un décret national s'il est bloqué par les instances régionales ??)

ET ALORS !!!
DODO et DYDY (l'ainée de mes belles-filles, qui met ses billes dans l'opération de Toulouse) s'est battue 6 mois pour ouvrir sa première micro-crèche à Bussy St Georges (77).. Une autorisation d'ouverture lui a été faite par le Conseil Général en attendant les signatures des conventions. (On en parle : La micro-crèche de Bussy Saint-Georges (le Parisien) ).
Devant le succès de la 1ère, elle décide de monter une deuxième structure, toujours dans la même ville. Et là, l'agrément pour la deuxième micro-crèche a pris à peine trois mois !!!


LE CAS DE TOULOUSE
A Toulouse, à ce jour, aucune micro crèche n'a encore pu voir le jour..
Tout semble fait pour décourager cette initiative qui pourtant a été validée par le décret en février 2007. Soit les services sont incompétents, soit des consignes ont été données. Par qui, pour quoi ? Etrange...Alors que les familles qui commencent à visiter la structure la trouve très bien et que les besoins sont énormes !

..

DE QUI SE MOQUE-T-ON ?
"Pas d'étude de dossier sans local.." (ce qui se comprend)
Mais une fois que le local est trouvé, il faut bien en payer le loyer. Et le loyer mensuel du local est de plus de 800 euros et est payé à perte depuis trois mois !!!

POLITIQUE DE RUPTURE
Pas de place en crèche, pas de place chez les asssistantes maternelles..
Et on bloque une micro-crèche prête à accueillir 8 enfants au maximum en simultané, quitte à laisser des parents dans l'embarras !!


Contacts :
site (uniquement I.E. ) : www.dodo-et-dydy.fr
email : entre-les-deux@dodo-et-dydy.fr

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germain 05/03/2012 09:30

Bonjour,

à ma connaissance, les collectivités locales se heurtent en ce moment aux incidences du droit européen et, notamment, aux exigences de la "directive services" : celle-ci rend les appels d'offres
obligatoires en lieu et place des anciennes "conventions"...
Bonne journée.
germain